Honduras : Quelle solution pour enfin sortir du conflit ?

La situation au Honduras est explosive. La réélection de Juan Orlando Hernandez continue de créer beaucoup de remous dans un pays au bord de l’explosion. La constitution hondurienne interdit pourtant qu’un candidat sortant se représente à une élection présidentielle. Pour freiner les manifestations le gouvernement a suspendu les garanties constitutionnelles de libre-circulation, et décrété un couvre-feu.
 

Cet article est un article d’opinion. Les points de vue exprimés ne reflètent pas nécessairement ceux de l’association Nature et Solidarité.

Selon l’avis de représentants du gouvernement du Honduras exprimés dans cette vidéo, les violences au Honduras seraient le fait de membres de gangs. Ils écartent ainsi toute responsabilité des différents corps de sécurité de l’état réprimant les manifestations d’opposition à la réélection de Juan Orlando Hernández (JOH), une élection qui pose pourtant beaucoup de questions quant à sa légalité la constitution du Honduras ne permettant pas qu’un candidat sortant se représente à une élection présidentielle.
 
La candidature de JOH posait déjà beaucoup de questions avant même cette réélection. C’est un fait largement commenté dans la presse depuis des mois. La validation de la candidature de JOH, et ce malgré que la constitution l’interdise, provoque une réaction de rejet d’une part importante de la population ; un rejet exprimé dans de nombreuses manifestations depuis presque deux ans. Ce sont là des faits et pas une opinion. S’il ne m’appartient pas de commenter la décision du Tribunal Suprême Électoral (TSE) qui a validé cette candidature nous pouvons nous interroger :
– Est-il normal qu’il soit fait exception à la constitution en faveur d’un seul candidat, surtout si l’on considère qu’en 2009 le président Manuela Zelaya fut renversé et expulsé du pays pour s’être exprimé en faveur d’un changement de la constitution visant à rendre possible la réélection d’un candidat sortant ?
– Comment sortir du conflit sans organiser de nouvelles élections en présence d’observateurs internationaux, de la société civile hondurienne, de la presse nationale et étrangère ?
 
A l’heure actuelle les journalistes non-alignés sur la ligne gouvernementale sont intimidés et au mieux expulsés du pays. Les droits constitutionnels de libre-circulation et de rassemblement ont été suspendus, un couvre-feu imposé. Est-ce l’idée qu’on est en droit de se faire d’une démocratie ?
 
P.A. Rigaudiere
 
Feature image by Presidencia de la República [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons 

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