Notre autonomie

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 Petit à petit, les Grimpeurs de l’impossible apprenaient à utiliser leur image. Cet apprentissage avait démarré l’an passé lors du projet El Imposible 2015 et s’était prolongé toute l’année au fur et à mesure que nous développions une stratégie communication pour les faire connaître. Déjà les jours précédents le 4 octobre 2015, date du premier événement grimpe d’arbres réalisé en notre absence, il nous avaient montré qu’ils commençaient à bien intégrer ce concept. C’était pour eux une grande première, celle de superviser seuls un événement de grimpe d’arbres. Ils marquèrent le coup en prenant l’initiative de nous faire parvenir des photos de chaque étape de cette nouvelle aventure. Depuis l’inventaire du matériel, jusqu’à l’arrivée à San Andrés, nous n’avions rien manqué de la préparation de l’événement, alors que des milliers de kilomètres nous séparaient. En faisant cela ils poursuivaient un but bien précis : nous donner de quoi maintenir en haleine les personnes suivant leurs aventures sur les réseaux sociaux. Après cet événement du 4 octobre, d’autres ont suivi leur donnant l’occasion de répéter l’exercice.

  Nouvelle année, nouveau projet. L‘ecotour des Grimpeurs de l’Impossible qui débutait ce vendredi 4 mars 2016 avait quelque chose de singulier : devoir communiquer en flux tendus afin de collecter des dons et obtenir du soutien logistique pour poursuivre notre route jusqu’au Panama. L’histoire s’est donc répétée. Cependant, cette fois-ci la scène a été rejouée différemment, puisque désormais nous faisions la route ensemble et non-plus de part et d’autre de l’océan. C’est ainsi les grimpeurs ont immortalisé ces instants, une première fois, sur le chemin de la capitale à San Andrés et une seconde fois en quittant San Andrés pour l’Ecoparque El Espino.  Apprendre à faire sa promotion, c’est aussi ça l’ecotour los Trepadores del Imposible.

Apprendre à faire sa propre promotion, c’est aussi ça l’ecotour los Trepadores del Imposible.

Aprender a promocionarse, es también eso el ecotour los Trepadores del Imposible.

Foto: Belter Alexis Molina

Publié par Nature et Solidarite sur mardi 15 mars 2016

 Avant cela, le jour précédent notre départ, nous nous étions essayés au jeu des interviews, essai qui n’avait pas été très fructueux. Peu habitués à parler en public, les jeunes étaient restés raides et pas très loquaces face à l’objectif. De l’autre côté de la caméra ce n’était guère mieux. Autant le dire franchement, je n’étais pas encore vraiment au point. Quelques ajustements m’étaient encore nécessaires avant de pouvoir mener à bien ma mission. A ma décharge, mon manque de pratique dans le rôle du cameraman interviewer. Je rajouterais aussi pour ma défense, qu’un temps d’adaptation m’a été nécessaire pour utiliser le nouvel appareil dont nous venions de faire l’acquisition peu de temps avant de m’envoler pour le Salvador. Son achat avait été une source de débat au sein de notre association. Deux raisonnements s’opposaient. D’une part, nous savions que notre nouveau photographe, Ben Art’Core, allait nous rejoindre au Salvador seulement plusieurs semaines après le démarrage du projet. Il nous fallait en conséquence, trouver une solution pour couvrir l’ecotour durant ce laps de temps. Si cet élément plaidait en faveur de cette dépense, elle représentait une prise de risque pour notre trésorerie. Il nous fallait avancer les fonds en espérant pouvoir rembourser la dépense par une collecte de dons. La balance semblait s’équilibrer compliquant la prise de décision, mais un dernier argument est venu balayer nos dernières hésitations : pouvoir prendre des images sans dépendre d’une aide extérieure nous faisait gagner en autonomie. Décision prise. Il m’incombait désormais de couvrir la première partie de l’ecotour au Salvador.

  Les milles réglages de notre nouveau joujou m’auront bien rappelé que l’on ne devient pas un pro de l’image du jour au lendemain. Ce bel outil technologique semblait prendre plaisir à n’en faire qu’à sa tête. Je dois confesser à ce propos, qu’il m’aura fait perdre mon calme plusieurs fois en m’extirpant au passage des mots que je préfère ne pas répéter. Cependant, malgré des débuts un peu difficiles, j’aurai finalement réussi à immortaliser une bonne partie du projet. Nous avons donc atteint notre objectif durant cet ecotour : gagner en autonomie.

P.A. Rigaudière

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